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Pierre-Gilles Girault, “Exposer la table de la Renaissance : du concept à la réalisation”

Auteur : Pierre-Gilles Girault, Conservateur en chef du patrimoine.

Pierre-Gilles Girault est conservateur en chef du patrimoine. Directeur du service des publics et de l’action culturelle du domaine national de Chambord de 2024 à 2025, il a précédemment été conservateur et directeur adjoint du château et des musées de Blois, puis administrateur du monastère royal de Brou. Commissaire d’exposition à de nombreuses reprises, il a notamment été co-commissaire  d’expositions telles que  Festins de la Renaissance. Cuisine et trésors de la table, (château-musée de Blois, 2012) ; Tours 1500, capitale des arts, (musée des beaux-arts de Tours, 2012) ou encore Trésors enluminés des musées de France (musée des beaux-arts d’Angers, 2013).


Le présent article se fonde sur une expérience professionnelle de plus de trente ans consacrée à la conception, à la production et à la médiation d’expositions patrimoniales, auxquelles l’auteur a participé ou qu’il a conduites, entre 1992 et 2025, réalisées à l’abbaye de Noirlac, au château royal de Blois, au monastère royal de Brou à Bourg-en-Bresse et au château de Chambord. Cette réflexion prend pour point d’appui principal l’exposition Festins de la Renaissance. Cuisine et trésors de la table au XVIe siècle, présentée à Blois en 20121, ainsi que sur un projet récemment développé au château de Chambord2. L’objectif est d’interroger la possibilité de réaliser une exposition consacrée à la table et aux pratiques alimentaires de la Renaissance, en tenant compte à la fois des contraintes documentaires, matérielles et institutionnelles, comme des attentes des publics d’aujourd’hui.

Festins de la Renaissance. Cuisine et trésors de la table au XVIe siècle [Source : Pierre-Gilles Girault]

Le regain d’intérêt pour les pratiques alimentaires et les arts de la table, notamment comme objet d’exposition, s’inscrit dans un contexte marqué par l’inscription, en 2010, du “repas gastronomique des Français” sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité3. Cette reconnaissance a contribué à renforcer la visibilité institutionnelle et médiatique des thématiques liées à la gastronomie dans une perspective historique. Toutefois, l’exposition d’un patrimoine immatériel pose des difficultés méthodologiques spécifiques. La muséographie repose en principe sur la présentation d’objets, d’images et de documents matériels4. Or, pour la Renaissance, les témoignages directs relatifs aux pratiques de table sont rares ; ceux dont nous disposons sont souvent lacunaires, fragmentaires ou indirects, ce sont des sources archivistiques peu parlantes pour le grand public, des objets isolés, des collections incomplètes, des descriptions d’artéfacts victimes destructions anciennes. Dans ce contexte, la mise en exposition de la table à la Renaissance implique nécessairement un travail d’interprétation, de contextualisation et, parfois, de restitution.

Plusieurs expositions organisées depuis 2020 ont abordé la question des repas et des arts de la table dans une perspective diachronique s’inscrivant ainsi dans la longue durée. Parmi celles-ci, trois surtout retiennent l’attention.

La première, intitulée Les Tables du pouvoir a été présentée du 19 mai au 26 juillet 2021 au musée du Louvre-Lens. Elle réunissait plusieurs œuvres d’art magistrales de la Renaissance dans une exposition au propos beaucoup plus large chronologiquement, puisqu’elle retraçait 5000 ans d’histoire des arts de la table, de la Mésopotamie au palais de l’Élysée5. Cette manifestation était centrée sur les banquets officiels parce que ce sont le plus souvent les tables du pouvoir politique dont nous conservons la mémoire ou la trace. Près de 400 œuvres mêlaient objets archéologiques, peintures, sculptures, vaisselle, pièces d’orfèvrerie et objets d’art prestigieux.

La deuxième exposition,  À table ! Le repas, tout un art,  initialement prévue de novembre 2020 à juin 2021 au musée de la Céramique de la Manufacture de Sèvres, a été présentée au musée Adrien Dubouché à Limoges de décembre 2021 à mai 20226. Celle-ci était surtout centrée sur les œuvres en terre cuite des arts de la table, conformément à la vocation des deux établissements7.

 

La troisième exposition, a été consacrée à Paris capitale de la gastronomie, organisée par le Centre des monuments nationaux à la Conciergerie du palais de Justice de Paris, dans l’île de la Cité, du 13 avril au 16 juillet 20238. Conçue comme une exposition militante, elle visait à montrer que Paris est, et a été pendant plusieurs siècles, le phare gastronomique du monde. Le Moyen Âge et la Renaissance n’y trouvaient place que dans la première section de l’exposition, intitulée “Paris reçoit”, qui s’ouvrait par l’évocation du banquet de 1378 offert par le roi Charles V à l’empereur romain germanique Charles IV. Elle se poursuivait par un rappel du festin de juin 1549, donné en l’honneur de Catherine de Médicis par la municipalité parisienne. Ces trois manifestations avaient en commun d’inscrire la Renaissance dans un parcours diachronique allant de l’Antiquité (ou de la fin du Moyen Âge pour la dernière) jusqu’à l’époque contemporaine. Dans ce cadre, la période renaissante n’occupait qu’une place relativement limitée, au profit d’une vision globale des pratiques et usages alimentaires. Or, si une telle approche permet de mettre en évidence des continuités et des ruptures, elle tend cependant à diluer la spécificité culturelle, politique et symbolique des pratiques de table au XVIe siècle.

Exposition Paris capitale de la gastronomie du Moyen-Âge à nos jours [Source : Pierre-Gilles Girault].

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À la différence de celles précédemment citées, qui eurent lieu dix ans plus tard, l’exposition Festins de la Renaissance présentée au château royal de Blois en 2012 s’inscrivait moins comme un écho au classement du repas gastronomique des Français par l’UNESCO que dans la politique interne du château royal de Blois. Cette manifestation participait en effet d’une programmation d’expositions temporaires cohérente développée par le château entre 2005 et 2019, consacrée à la civilisation de la Renaissance9. Cette programmation alternait des expositions monographiques (sur François Ier en 2006, Henri III en 2010, Anne de Bretagne en 2014)10 et des expositions thématiques (sur l’architecture en 2011, les jardins en 2014, puis l’enfance en 201911. L’exposition sur la bibliothèque de François Iᵉʳ en 2015, réalisée en partenariat avec la BNF12, s’inscrivait à l’exacte croisée de ces deux approches : entre l’évocation d’une grande figure historique (François Iᵉʳ) et d’un fait culturel (le développement et la diffusion du livre à la Renaissance).

Festins de la Renaissance. Cuisine et trésors de la table au XVIe siècle [Source : Pierre-Gilles Girault]

Dans ce cadre, le projet de 2012 visait à proposer une lecture transversale des pratiques alimentaires du XVIe siècle, en lien avec les usages de cour, les circulations culturelles et les enjeux politiques. L’exposition Festins de la Renaissance suivait un parcours thématique. Elle réunissait à la fois des objets et œuvres d’art de la Renaissance en lien avec les festins, ainsi que des évocations scénographiques d’une cuisine de la Renaissance ou d’un repas royal. Parmi les objets présentés, on trouvait des pièces aussi peu connues que les rares couverts du XVIe siècle conservés, des tableaux, des objets d’orfèvrerie ou des représentations de festins royaux ou princiers des XVe et XVIe siècles et des dispositifs scénographiques (évocation d’une cuisine, reconstitution d’un banquet royal)13. Cette articulation visait à compenser la rareté des ensembles conservés par une mise en récit cohérente, fondée sur la confrontation des sources matérielles et iconographiques. 

La conception de l’exposition s’est accompagnée d’un important travail d’édition et de communication : rédaction des textes de salle, production de supports pédagogiques, élaboration d’un catalogue scientifique, définition d’une identité visuelle. Un débat a notamment porté sur le choix du visuel de communication. En effet, alors que le service communication de la ville de Blois avait conçu une approche symbolique : une fraise (au sens d’une pièce de vêtement caractéristique de la Renaissance) placée entre un couteau et une fourchette14, le service commercial de l’éditeur du catalogue avait privilégié pour la couverture un parti pris figuratif – le détail d’une œuvre montrant une scène de banquet. Le compromis retenu, consistant en l’ajout d’un bandeau reprenant le visuel de l’affiche, visait à garantir la cohérence entre les supports promotionnels et le discours scientifique. L’exposition, reconnue d’intérêt national par le ministère de la Culture et de la Communication, a connu un réel succès auprès du public et de la presse. À l’issue de la visite, l’inauguration fut réalisée en grande pompe dans la salle dite des États, à la veille de l’ouverture au public. Ce succès public et critique de l’exposition a confirmé l’intérêt de cette approche centrée sur une période et un ensemble de pratiques précisément contextualisées.

Dernier-né des projets d’exposition historique sur l’alimentation, celui des Festins de Chambord, initié en 2022, trouve son origine dans les travaux de recherche conduits dès 2015 par l’équipe du château en vue de la médiation numérique développée autour de l’Histopad15, ainsi que dans les recherches menées par l’IEHCA16. Il doit trouver son aboutissement in situ à l’automne 2026 et permettre ainsi de transposer dans l’espace monumental et muséal une réflexion déjà engagée dans le champ de la restitution virtuelle lors de la préparation de l’Histopad, enrichie depuis par la lecture du livre publié par Loïc Bienassis, membre de l’IEHCA, À la table des festins de Chambord17. À la différence de l’exposition de Blois, centrée sur la Renaissance, le projet de Chambord prévoit la reconstitution (ou l’évocation), au second étage du donjon de Chambord, dans les quatre bras de croix qui rayonnent autour du célèbre escalier à double révolution du château, de quatre tables correspondant à des moments clés de l’histoire du château :

  1. Le souper donné à l’occasion de la venue de François Iᵉʳ et de l’empereur Charles Quint au château en décembre 1539 ;
  2. Le dernier dîner donné pour 32 convives pendant le dernier séjour d’automne à Chambord du roi Louis XIV en 1685 ;
  3. Un café ou un chocolat (alors nouvelles boissons exotiques) servi dans la salle du café du maréchal de Saxe, vers 1750 ;
  4. Le dîner de gala donné par le ministre de la Culture à l’occasion du voyage officiel du prince de Galles et de son épouse Lady Diana en novembre 1988.

À chaque époque est en outre associée une étape du service à la française : le service des rôts (c’est-à-dire des viandes et poissons) pour François Iᵉʳ, le service des entrées et potages en période maigre pour Louis XIV, la suite du repas pour le maréchal de Saxe, et enfin la table mise en place en l’attente de l’arrivée des convives (grâce à tous les objets conservés au service de l’Élysée ou au Mobilier national) pour le repas servi au prince et  à la princesse de Galles. Cette répartition permet ainsi d’articuler histoire politique, pratiques sociales et évolution des usages. Se pose toutefois la question du statut des objets exposables : si, pour le XXe  siècle, presque toutes les pièces utilisées ont pu être retrouvées et que, pour le XVIIIe, il est assez aisé de retrouver des pièces équivalentes en collections publiques, la disparition (souvent dès l’Ancien Régime) de la quasi-totalité de l’orfèvrerie royale impose pour les époques antérieures le recours à des fac-similés réalisés à partir de sources graphiques anciennes18. Cette démarche expérimentale soulève des enjeux scientifiques et déontologiques, puisqu’elle implique la coexistence dans une même exposition de pièces authentiques et d’objets factices, mais elle constitue un moyen efficace de rendre visibles des ensembles aujourd’hui absents.

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L’exposition de la table à la Renaissance constitue donc un champ d’expérimentation privilégié pour la muséographie contemporaine. Elle confronte les institutions patrimoniales à la rareté des sources, à la nature immatérielle des pratiques et aux attentes croissantes des publics en matière d’immersion et de narration. Abordée sous l’angle des problématiques méthodologiques, l’analyse des projets de Blois et de Chambord permet de dégager plusieurs axes de réflexion structurants. Un premier choix concerne l’inscription temporelle du discours, selon que l’on adopte une approche diachronique, privilégiant la longue durée, ou synchronique, centrée sur un moment historique précis. La seconde permet une analyse plus fine des logiques culturelles propres à la Renaissance, mais limite les comparaisons transversales. Un second enjeu réside dans l’arbitrage entre une scénographie immersive, fondée sur une évocation sensible (sans doute plus “parlante” pour le grand public) et une muséographie centrée sur des objets et des sources authentiques. L’efficacité pédagogique repose souvent sur une combinaison raisonnée de ces deux approches. Enfin, se pose la question du statut des objets présentés, selon que l’on privilégie l’exposition d’œuvres originales, parfois difficiles à obtenir en prêt (lorsqu’elles n’ont pas disparu…), ou celles de fac-similés et reconstitutions, moins authentiques, mais peut-être plus propres à rendre visibles aux yeux du public des pièces qui ont existé (ou ont été imaginées autrefois) mais désormais absentes des collections publiques françaises. 

Ces trois axes de réflexion demeurent au cœur de toute entreprise de valorisation patrimoniale des arts de la table à la Renaissance et témoignent de la richesse des approches possibles pour donner à voir au public contemporain un patrimoine immatériel par essence insaisissable. L’enjeu consiste à expliciter ces choix auprès du public afin d’éviter toute confusion entre document, interprétation et fiction. L’étude comparée des projets de Blois et de Chambord montre que la réussite d’une telle entreprise repose sur un équilibre entre rigueur scientifique, créativité scénographique et transparence méthodologique. Loin de se limiter à une simple présentation d’objets, l’exposition devient alors un dispositif d’interprétation culturelle, capable de rendre intelligible la complexité des pratiques alimentaires renaissantes dans leur dimension sociale, politique et symbolique.


Cet article de Pierre-Gilles Girault a été édité par Arnaud Dubois et Prune Chamare. 


Bibliographie

À table ! Le repas, tout un art [cat. exp., Sèvres, Sèvres-Manufacture et Musée nationaux, automne 2020-printemps 2021, Limoges, Musée national Adrien Dubouché, 15 décembre 2021-30 mai 2022], dir. Anaïs Boucher et Viviane Mesqui, Montreuil, Gourcuff Gradenigo, 2020.

Benaiteau Carole, Benaiteau Marion, Berthon Olivia et Lemonnier Anne, Concevoir et réaliser une exposition. Les métiers, les méthodes, Paris, Eyrolles, 3e éd. augmentée, 2021.

Bienassis Loïc, À la table des festins de Chambord, Tours, Presses universitaires François-Rabelais, 2024.

Bienassis Loïc et Campanini Antonella, “La reine à la fourchette et autres histoires. Ce que la table française emprunta à l’Italie : analyse critique d’un mythe”, La Table de la Renaissance. Le mythe italien [Actes du colloque organisé au Château royal de Blois, 13-14 septembre 2012], dir. Florent Quellier et Pascal Brioist, Tours, Presses universitaires François-Rabelais, 2022, p. 29-88.

Chevrier Francis, Notre gastronomie est une culture. Le repas gastronomique des Français au patrimoine de l’humanité, Paris, François Bourin éditeur, 2011.

Drouguet Noémie et Gob André, La Muséologie. Histoire, développements, enjeux actuels, Paris, Armand Colin, 5e éd., 2021.

Enfants de la Renaissance [cat. exp. Château royal de Blois, 18 mai-1er septembre 2019], dir. Caroline zum Kolk, avec la collab. de François Lafabrié, Paris, In fine, 2019.

Festins de la Renaissance. Cuisine et trésors de la table [cat. exp. Château royal de Blois, 7 juillet-21 octobre 2012], dir. Élisabeth Latrémolière et Florent Quellier Florent, avec la collab. de Pierre-Gilles Girault et Hélène Lebédel-Carbonnel, Paris, Somogy, 2012.

Fêtes et crimes à la Renaissance, la cour d’Henri III [cat. exp. Château royal de Blois, 8 mai-24 août 2010], dir. Pierre-Gilles Girault et Mathieu Mercier, Paris, Somogy, 2010.

François Ier, images d’un roi, de l’histoire à la légende [cat. exp. Château royal de Blois, 3 juin-10 sept. 2006], dir. Pierre-Gilles Girault, Paris, Somogy, 2006.

Girault Pierre-Gilles, Les Funérailles d’Anne de Bretagne, reine de France, Paris, Gourcuff Gradenigo, 2014.

Jacques Androuet du Cerceau, l’architecte qui dessina Blois et les châteaux de la Loire [cat. exp. Château royal de Blois, 21 mai-18 septembre 2011], dir. Morgane Bouron-Chaumier, Pierre-Gilles Girault et Élisabeth Latrémolière, Blois, Château royal, 2011.

Jardins de châteaux à la Renaissance [cat. exp. Château royal de Blois, 5 juillet-2 novembre 2014], dir. Élisabeth Latrémolière, avec la collab. de Pierre-Gilles Girault, Paris, Gourcuff-Gradenigo, 2014.

Leclercq Pierre, “L’étonnante histoire de la fourchette”, entretien avec Sophie Moens, verbatim en ligne sur le site de l’Université de Liège, 2018.

Le Repas gastronomique des Français, dir. Loïc Bienassis et Francis Chevrier, Paris, Gallimard, 2015.

Les Tables du pouvoir. Une histoire des repas de prestige [cat. exp. Lens, musée Louvre-Lens, 31 mars-26 juillet 2021], dir. Zeev Gourarier, Paris, RMN-Grand Palais, 2021.

Manuel de régie des œuvres. Gérer, conserver et exposer les collections, dir. Sophie Daynes-Diallo et Hélène Vassal, Paris, La Documentation française, 2022.

Mollard Claude et Le Bon Laurent, L’Art de concevoir et gérer un musée, Paris, Ed. Le Moniteur, 2016.

Paris capitale de la gastronomie, du Moyen Âge à nos jours [cat. exp. Paris, Conciergerie, 13 avril – 16 juillet 2023], dir. Loïc Bienassis, François-Régis Gaudry et Stéphane Solier, Paris, Éditions du Patrimoine, Centre des monuments nationaux, 2023.

Trésors royaux. La bibliothèque de François Iᵉʳ [cat. exp. Château royal de Blois, 4 juillet-18 octobre 2015], dir. Maxence Hermant, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2015.


Notes

  1. Festins de la Renaissance. Cuisine et trésors de la table [cat. exp. Château royal de Blois, 7 juillet-21 octobre 2012], dir. Élisabeth Latrémolière et Florent Quellier, avec la collab. de Pierre-Gilles Girault et Hélène Lebédel-Carbonnel, Paris, Somogy, 2012. [↩]
  2. Exposition Les Festins de Chambord, programmée du 26 septembre 2026 au 24 janvier 2027. [↩]
  3. Pour approfondir le sujet, voir : Chevrier Francis, Notre gastronomie est une culture, le repas gastronomique des Français au patrimoine de l’humanité, Paris, François Bourin éditeur, 2011 ; Bienassis Loïc et Chevrier Francis, Le Repas gastronomique des Français, Parsi, Gallimard, 2015. [↩]
  4. Sur la méthodologie de l’exposition, voir Benaiteau Carole, Benaiteau Marion, Berthon Olivia et  Lemonnier Anne, Concevoir et réaliser une exposition. Les métiers, les méthodes, 3e éd. augmentée, Paris, Eyrolles, 2021, passim ; Daynes-Diallo Sophie et Vassal Hélène, Manuel de régie des œuvres. Gérer, conserver et exposer les collections, Paris, La Documentation française, 2022, notamment “Partie 3. Coordonner et exposer”, p. 355-493 ; Gob André et Drouguet Noémie, La Muséologie. Histoire, développements, enjeux actuels, Paris, Armand Colin, 5e éd., 2021, notamment “Chapitre 6. L’exposition”, p. 165-318 ; Mollard Claude et Le Bon Laurent, L’Art de concevoir et gérer un musée, Paris, Ed. Le Moniteur, 2016, notamment “Chapitre 9. Exposer”, p. 137-158. [↩]
  5. Les Tables du pouvoir. Une histoire des repas de prestige [cat. exp. Lens, musée Louvre-Lens, 31 mars-26 juillet 2021], dir. Zeev Gourarier, Paris, RMN-Grand Palais, 2021. Commissariat général : Zeev Gourarier, commissaires associés : Michèle Bimbenet-Privat, Hélène Bouillon, Alexandre Estaquet-Legrand, Christine Germain-Donnat et Marie Lavandier. [↩]
  6. À table ! Le repas, tout un art [cat. exp., Sèvres, Sèvres-Manufacture et Musée nationaux, automne 2020-printemps 2021, Limoges, Musée national Adrien Dubouché, 15 décembre 2021-30 mai 2022], Montreuil, Gourcuff Gradenigo, 2020. Commissariat général : Charlotte Vignon, commissariat scientifique : Anaïs Boucher et Viviane Mesqui. [↩]
  7. Le contexte sanitaire de la pandémie de Covid-19 a pu nuire à la réception de ces deux expositions par le public et la presse. [↩]
  8. Paris capitale de la gastronomie, du Moyen Âge à nos jours [cat. exp. Paris, Conciergerie, 13 avril – 16 juillet 2023], Paris, Éditions du Patrimoine, Centre des monuments nationaux, 2023. Commissariat : Loïc Bienassis, François-Régis Gaudry et Stéphane Solier. [↩]
  9. Une version de cette partie de l’exposé a précédemment été présentée aux journées d’études de M2 Histoire de l’art de l’Université de Tours, “Médiation culturelle et pratiques de l’exposition”, les 8 et 9 octobre 2012. [↩]
  10. François Ier, images d’un roi, de l’histoire à la légende [cat. exp. Château royal de Blois, 3 juin-10 sept. 2006], dir. Pierre-Gilles Girault, Paris, Somogy, 2006 ; Fêtes et crimes à la Renaissance, la cour d’Henri III [cat. exp. Château royal de Blois, 8 mai-24 août 2010], dir. Pierre-Gilles Girault et Mathieu Mercier, Paris, Somogy, 2010. ; Pierre-Gilles Girault, Les Funérailles d’Anne de Bretagne, reine de France, Paris, Gourcuff Gradenigo, 2014. [↩]
  11. Jacques Androuet du Cerceau, l’architecte qui dessina Blois et les châteaux de la Loire [cat. exp. Château royal de Blois, 21 mai-18 septembre 2011], dir. d’Élisabeth Latrémolière, Pierre-Gilles Girault et Morgane Bouron-Chaumier, Blois, Château royal, 2011 ; Jardins de châteaux à la Renaissance (cat. exp. Château royal de Blois, 5 juillet-2 novembre 2014), dir. Élisabeth Latrémolière, avec la collab. de Pierre-Gilles Girault, Paris, Gourcuff-Gradenigo, 2014 ; Enfants de la Renaissance [cat. exp. Château royal de Blois, 18 mai-1er septembre 2019], dir. Caroline zum Kolk, avec la collab. de François Lafabrié, Paris, In fine, 2019. [↩]
  12. Trésors royaux. La bibliothèque de François Iᵉʳ [cat. exp. Château royal de Blois, 4 juillet-18 octobre 2015], dir. Maxence Hermant, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2015. [↩]
  13. Sur les partis pris de l’exposition, voir les préfaces d”Aurélie Filipetti et de Marc Gricourt, l’avant-propos d’Élisabeth Latrémolière et l’introduction de Florent Quellier dans le catalogue Festins de la Renaissance, op. cit., p. 9-17. [↩]
  14. Ce visuel s’inspire de la légende imaginée par Henry Havard dans son Dictionnaire de l’ameublement et de la décoration (t. 2, Paris, 1888, col. 933-934), pour qui l’usage de la fourchette aurait été importé en France par Catherine de Médicis afin de pouvoir porter les aliments à la bouche sans risquer de tacher des fraises d’encolure devenues de plus en plus grandes. Voir : Leclercq Pierre, “L’étonnante histoire de la fourchette”, entretien avec Sophie Moens, verbatim en ligne sur le site de l’Université de Liège, 2018 ; Bienassis Loïc et Campanini Antonella, “La reine à la fourchette et autres histoires. Ce que la table française emprunta à l’Italie : analyse critique d’un mythe”, La Table de la Renaissance. Le mythe italien [actes du colloque organisé au Château royal de Blois, 13-14 septembre 2012], dir. Florent Quellier et Pascal Brioist, Tours, Presses universitaires François-Rabelais, 2022, p. 29-88. [↩]
  15. L’Histopad, produit par la société Histovery, a été commercialisé pour la première fois à Chambord en 2015. Une nouvelle version a été produite en 2025 par Histovery sous la conduite de Virginie Berdal et du signataire de ces lignes. [↩]
  16. Commissaires : Virginie Berdal (Domaine national de Chambord) et Loïc Bienassis (membre de l’IEHCA). L’auteur du présent article a participé au projet entre septembre 2024 et septembre 2025. [↩]
  17. Loïc Bienassis, À la table des festins de Chambord, Tours, Presses universitaires François-Rabelais, 2024. [↩]
  18. À l’issue d’un appel d’offres, les sociétés Aristeas et Cobalt FX ont été retenues respectivement pour les lots portant sur la réalisation des fac-similés des pièces d’orfèvrerie et celle des mets factices. [↩]

OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Prune Chamare, Arnaud Dubois (8 avril 2026). Pierre-Gilles Girault, “Exposer la table de la Renaissance : du concept à la réalisation” La Pépinière du CESR. Consulté le 11 octobre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/1638j


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